L'ïle de Mia - extrait

80 Roméo toujours si vivant, si joyeux, dont le corps gît dans 15 centimètres d’eau. Il fond en larmes. Mia lui prend la main et Étoile, la grande tigresse blanche, se frotte contre sa jambe. —Allez viens, Cyril, tu ne peux plus rien pour lui. —J’ai perdu un compagnon, un grand ami, sanglote Cyril. —Viens, je te dis. Cyril se laisse guider à l’extérieur de la cabine par Mia. Il boite. Sa blessure à la jambe le lance. —Attends Mia. Il faut que je récupère mon sac. —Où est-il ? —Sur la couchette du fond. C’est un sac à dos gris. —Attends-moi, je vais le chercher. Mia disparaît dans la cabine et revient avec un gros sac à dos. —C’est ça ? —Oui, merci Mia. Une fois revenu sur la plage, Cyril se laisse tomber sur le sol. Il est épuisé par ses blessures. —Ne bouge pas, dit Mia. Elle siffle ses animaux qui accourent, et prononce quelques mots que Cyril ne comprend pas. Étoile disparaît dans la forêt, accompagnée des babouins. Ils en reviennent avec de grandes feuilles de palme et des récipients en bois remplis de liquide. —Qu’est-ce que c’est ? demande Cyril. — De l’huile de palme et de la sève de baobab, répond Mia. Elle enduit la blessure de sa main de la mixture et l’entoure de feuilles de palme.

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